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Articles avec #sciences tag

Les miracles de notre cerveau !

28 Juillet 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Sciences

Les miracles de notre cerveau !

Mais je ne suis pas sur qu'en hébreu ce soit aussi facile pour tout le monde !

Les miracles de notre cerveau !
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Un peu d'humour scientifique...

27 Juillet 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Sciences, #Humour

Quelle est la différence entre

la biologie et la sociologie?


Quand le bébé ressemble à son papa ou sa maman, c'est de la biologie.


Quand le bébé ressemble au voisin, alors c'est de la sociologie.

Un peu d'humour scientifique...

 

Logarithme va en boite et voit exponentielle toute seule dans son coin 

alors elle lui dit : bah qu'est-ce tu fais toute seule , viens avec nous !

Et exponentielle lui répond :

-Oh tu sais moi .... , j'ai beau m'intégrer ça ne changera rien ...

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ÉNIGME : Quel est le bon interrupteur ?

27 Juillet 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Enigmes, #Sciences

	Les 3 interrupteurs

Les 3 interrupteurs

Les 3 interrupteurs

 

Au rez de chaussée d'une maison, se trouvent 3 interrupteurs de type on/off.

L’un deux permet d’allumer une ampoule au 1er étage.

Les 2 autres sont sans effet.

Au rez de chaussée, on ne distingue rien de l’étage au dessus.(et évidemment pas si il y a de la lumière)

Sachant qu’on n'a le droit de se déplacer qu'une seule fois au 1er étage, comment manipuler (sans les démonter) les boutons on/off de telle sorte qu’on puisse désigner le bon interrupteur ?

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Paradoxe de la flèche du temps DANS LA PENSÉE JUIVE

20 Juillet 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Réflexion, #etude bible et talmud, #Sciences

Paradoxe de La flèche du temps

dans la pensée juive

Si vous avez lu l’article scientifique sur le paradoxe de la flèche du temps, peut-être avez-vous compris grosso modo qu’il y a une tension sur la question de savoir si le temps s’écoule dans une direction déterminée, d’un début vers une fin, comme il nous apparait à notre échelle macroscopique globale (qu’on appellera ici l’échelle du כלל  KLAL) ou si le temps peut être inversé comme c’est le cas  à l’échelle microscopique des éléments individuels (échelle du פרט PRAT) .

Mon intention ici est juste de montrer que parfois, des outils d’analyse scientifique peuvent jeter un regard nouveau sur des concepts fondamentaux de la pensée juive.

Le sens de l’histoire pour le KLAL Israël

Quels sont les « a priori » du judaïsme qui fondent le discours juif ?

 Du postulat du Dieu Un découle un projet de société, (sinon pourquoi avoir créé le monde et pourquoi avoir dévoilé Sa Loi : la Thora ?) et la perspective du monothéisme est l'Histoire. La thora commence par un début : בראשית Berechit, et la finalité de ce projet de société est le Messianisme.

 Il y a bien là une flèche du temps mais de plus, ce temps de l’histoire contient une expansion entropique de la progression du projet divin.

Le KLAL Israël, le peuple juif, par les modalités de l'Alliance qu’il a contracté – respect des préceptes, circoncision, rituel de la Pâque… - s’est engagé à une adhésion à un système de valeurs éthiques prônant la supériorité d'un ordre culturel - ordre de la Loi, la Thora - sur l'ordre naturel - les lois du déterminisme de la nature-.

Le point de vue macroscopique prime sur le microscopique.

 Il y a un sens d’évolution vers le Messianisme, qui est rééquilibrage du monde par la Justice, telle qu'elle est préconisée par la loi juive, la Thora, et les prophètes. L’histoire avance  comme la revanche de la culture sur la nature et la condition de la réalisation de l'Histoire, c'est, face à la violence inscrite dans le monde, l'établissement du dialogue, instrument de l'instauration de la paix universelle.

Il est essentiel, pour que ce projet aboutisse, que le judaïsme perdure, donc que soit assurée la succession des générations - le mot histoire se dit en hébreu תולדות  toledot, ce qui signifie les générations. Ces générations, perfectibles grâce à la Loi, doivent atteindre un niveau culturel qui permette la réalisation des temps messianiques : l'Histoire est mutation de l'Humanité.

Pour le judaïsme, l'histoire du KLAL Israël, c’est-à-dire du peuple juif considéré dans son ensemble,  est orientée : elle a un sens, qui est la réalisation du projet divin défini dans le Pentateuque.

La teshuva,- le retour-, ou la réversibilité du temps pour le prat Israël - l’individu -  

La techouva (תשובה, « retour » ou « repentir ») est le processus de repentance dans le judaïsme, tant dans la Bible hébraïque que dans la littérature rabbinique. Conformément à la pratique juive, une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être réparés sous réserve d'engager une démarche de techouva.

Il est évident que nous sommes là à l’échelle microscopique individuelle.

Le juif en tant qu’individu possède le libre arbitre, il peut donc choisir à chaque instant de participer au projet divin, donne au KLAL Israël, et donc d’avancer dans sa pratique des préceptes, dans son étude, dans la perfection de ses qualités individuelles, ou au contraire reculer, régresser, commettre des fautes, des actes interdits. De telle sorte que, en regardant l’individu agir on ne saurait dire quel est le sens du temps messianique.

Mais surtout la Thora a mis à notre disposition le processus de la TECHOUVA –du retour- . Le comportement du repentir ne fait pas partie de la pensée naturelle, (j’entends par pensée naturelle la perception du monde que peut avoir le commun des mortels en examinant les choses à son échelle). La techouva n’est ni innée, ni acquise par la culture ambiante habituelle, elle est introduite dans la conscience de l’homme par la révélation prophétique.

 Car le temps pour la pensée naturelle est connu comme irréversible.

Sans révélation prophétique, la notion de retour dans le temps est impensable pour celui dont la conscience fonctionne d’après les normes naturelles.

La Techouva implique toute une conception du temps où il est possible de revenir en arrière pour faire le Tikoun la réparation d’un dévoiement - d’avoir dévier du droit chemin-. C’est d’ailleurs une image que j’emprunte à Maïmonide : la voie droite – derekh hayechara. La faute consiste à dévier de la voie pour faire demi-tour. Et le Tikoun est la possibilité  de pouvoir revenir en arrière  – lachouv- dans le temps de la conscience au point temporel où il y a eu ce dévoiement pour pouvoir reprendre la voie droite.

Il faut avoir assimilé une perception du temps réversible, comme par exemple celle qu’observent quotidiennement les physiciens dans leur analyse microscopique de la matière, pour mieux comprendre comment contrairement à notre pensée naturelle, il est possible de revenir dans le temps.

Mais cette notion de retour n’est pas seulement géographique ; comme nous l’avons vu, le sens de l’histoire, le derekh hayechara, apporte de la valeur ajoutée, une espèce d’expansion entropique.

Alors il n’est pas étonnant que pour certains le repentir soit difficilement concevable qualitativement. C’est le cas du prophète Jonas -  Yonah ben Amitaï : étymologiquement son nom se rattache au mot de Emet-Vérité. S’il s’agit d’un prophète qui prophétise au nom de la vérité absolue, il ne peut admettre que le repentir soit possible. C’est pourquoi lorsque Dieu lui demande de prophétiser à Nivive pour exhorter sa population au repentir il refuse. La notion de repentir entre en collision avec une conception de la justice du point de vue Emet absolu, ce serait trop facile…  Il y a une faute et il suffirait du repentir pour être pardonner ?

Le Dieu de la justice absolue ( qui régit le KLAL) ne peut pas admettre le repentir, qui lui est l’attribut du Dieu de la miséricorde (maitre de la providence individuelle – hachgakha pratit -) .

Dans le Talmud au traité  Yoma (86 b) Reich lakich affirme :

והאמר ריש לקיש גדולה תשובה שזדונות נעשות לו כזכיות

 

« Le repentir (par amour) est une grande chose car il transforme la faute en mérite

 

Quel enseignement remarquable ! La techouva n’est pas seulement l’occasion de revenir en arrière afin d’avoir une deuxième chance. Ce n’est donc pas qu’une rédemption, c’est beaucoup plus que cela, il s’agit d’une réversibilité qualitative. On transforme la néguentropie en entropie ! Le repentir effectué par amour renverse le sens du chemin, ce que nous avons parcouru à reculons est transformé en points bonus kilomètres sur la voie droite - le derekh hayechara-..

 

Cette tension traditionnelle dans la pensée juive entre le KLAL et le PRAT, entre l’idéal et la réalité, entre la Justice et la Miséricorde, me semble trouver une conciliation harmonieuse avec cette triple compréhension de la notion de Techouva car

  • Le but de la techouva est qu’elle soit réalisée par TOUS les individus afin de permettre le déroulement de l’Histoire par l’avènement pour le Klal Israël de l’ère messianique.
  • Mais la thora a été donnée aux individus, au PRAT Israël, et à ce niveau-là, le temps est réversible, le retour est permis.

Enfin nous avons compris que ces deux démarches s’unissent dans la sphère de l’harmonie, de la beauté et de l’intégration qu’on appelle TIFERETH avec cette réversibilité qualitative de la notion de Techouva qui est le Repentir (avec un grand R) par AMOUR,...

mais en sommes nous  capable ?        

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L’illusion de la flèche du temps

18 Juillet 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Sciences, #Réflexion

L’illusion de la flèche du temps

L’illusion de la flèche du temps

 

L’écoulement permanent du temps, qui a tant inspiré poètes et philosophes est-il une fatalité ? Et d’abord le temps s’écoule-t-il toujours dans la même direction ? Peut-on toujours reconnaitre le début et la fin d’un évènement ou serait-il possible de les inverser ? Est-il envisageable qu’un œuf cassé se reconstitute spontanément ?

Nous appellerons « paradoxe de la flèche du temps » le problème de la réversibilité des lois de la physique. L’expression flèche du temps a été inventé par le physicien anglais Arthur Eddington pour traduire l’expérience quotidienne que nous avons de l’écoulement du temps. Le temps en effet nous semble s’écouler inexorablement, créant la sensation que nous nous trouvons dans un présent fugitif, point de rupture entre un passé révolu et un futur incertain encore à venir.

La Physique est la science de la matière, à l’échelle humaine mais aussi à l’échelle de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, elle s’intéresse à la matière en tant que telle, mais surtout à son évolution dans le temps et dans l’espace.

Les lois microscopiques et les lois macroscopiques

On pourrait classer en fait les lois de la physique en deux catégories.

Celles qui sont fondamentales, en ce sens qu’elles rendent compte des comportements de base de la matière, et devraient théoriquement TOUT expliquer,  on les qualifie de lois microscopiques, car elles concernent essentiellement les briques élémentaires de la matière, atomes et particules élémentaires a partir desquels tout l’univers est construit.

Et puis il y a les lois moins fondamentales, mais souvent plus directement accessibles, qui résument un comportement plus global de la matière. On qualifie ces dernières lois de macroscopiques car elles décrivent des évènements qui se situent proche de l’échelle humaine.

En théorie les lois macroscopiques devraient découler des lois microscopiques, puisque un comportement global n’est jamais que la somme d’un  grand nombre d’évènement élémentaires.

Dans la pratique il n’en est rien, déjà Lucrèce (partisan de la théorie atomiste) disait que ce n’est pas parce que nous sourions qu’il y a des atomes de sourire ! L’agrégation des comportements élémentaires se révèle beaucoup trop compliquée pour que l’on doute que même les ordinateurs les plus puissants puissent un jour la mener à bien.  C’est pourquoi les lois macroscopiques et microscopiques ont été établies séparément.

 

la réversibilité

la réversibilité

Les lois microscopiques sont réversibles

L'idée floue de flèche du temps laisse alors place au concept scientifique d'irréversibilité.

Si changer le sens du temps est impossible dans la réalité, « renverser le temps » présente en physique une signification précise : c'est une opération mathématique qui consiste à changer le signe de la variable temps (t › –t) dans les équations qui régissent l'évolution du processus considéré.

Si ces équations restent inchangées, le processus considéré est réversible, car rien n'interdit en principe au processus inverse, où temps final et initial sont échangés, de se produire.

Par exemple, le mouvement des planètes et des satellites, ou l'oscillation d'un pendule sans frottement sont réversibles ; leurs lois ne changent pas dans un échange (virtuel) entre passé et avenir.

Mais surtout à l’échelle atomique, l’une des propriétés des équations qui régissent le comportement des particules élémentaires est l'invariance par renversement du temps. La physique et la chimie à l'échelle atomique sont donc réversibles : rien n'y serait changé si l'on échangeait passé et futur. Autrement dit, si l’on filme un évènement microscopique, et que l’on passe le film à l’envers, en inversant le sens chronologique, aucun spectateur ne pourra s’en rendre compte, même si c’est un grand physicien.

Alors d’où vient l’irréversibilité du monde ?

C’est le paradoxe de la flèche du temps

A notre échelle, l’expérience de l’irréversibilité des phénomènes, encore appelée « flèche du temps », est quotidienne. On sait que l’on peut briser un pain mais pas le recoller. On peut mélanger deux gaz mais pas les séparer. On peut vieillir mais on ne peut pas rajeunir….

Pour répondre à cette question il faut se tourner principalement vers  la thermodynamique, la science de l’énergie.

La flèche du temps thermodynamique est le sens donné au temps par la loi de l'entropie. Cette dernière dispose que le niveau d'entropie d'un système fermé doit nécessairement toujours augmenter.

Par conséquent, il suffit de mesurer le niveau d'entropie d'un système fermé à deux instants différents pour savoir lequel précède l'autre. Si cette mesure est répétée à chaque instant, il apparait une suite infinie d'états orienté dans une seule direction, c'est ce qui créé le sens du temps.

 

Ludwig Boltzmann

Ludwig Boltzmann

Ludwig Boltzmann a tenté d'expliquer comment des phénomènes réversibles par rapport au temps à l'échelle microscopique peuvent conduire à une flèche du temps évidente à l'échelle macroscopique.

Pour cela, il a développé la physique statistique, où les probabilités jouent un rôle très important.

L’entropie rend compte statistiquement du nombre de configurations microscopiques pouvant réaliser un état macroscopique donné.

Essayez de répartir 10 boules dans deux boites, et comptez de combien de façons différentes vous pouvez procéder selon que vous voulez réaliser un système ordonné : toutes les boules dans une seule boite, (une seule façon de faire) ou un système désordonné aléatoire  par exemple 6 boules dans une boite et 4 boules dans l’autre (le calcul montre qu’il y a alors 360 façons de faire). Et n'oubliez pas que dans un seul millilitre de gaz il y a des milliards de milliards de milliards de molécules !

 

L’illusion de la flèche du temps

Vous comprendrez que plus l’entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés et plus il est probable d’obtenir cet état. Les systèmes fermés n’évoluant qu’en augmentant leur entropie, plus un événement est improbable, plus il peut être relié à un passé ordonné. Inversement, plus il est probable, plus il peut être relié à un futur désordonné.

En fait donc l’irréversibilité n’est qu’une réalité statistique propre aux systèmes contenant un grand nombre de particules.

Si tout le monde sait que lorsque je lâche un verre, il tombe et se brise en mille morceaux, le scenario inverse des mille morceaux qui reconstituent un verre lui-même remontant jusque dans ma main n’est pas impossible, mais on ne le constate jamais dans la réalité car il est hautement improbable !

Selon l’interprétation de Boltzmann, la « réalité réelle » est réversible, et l’irréversibilité n’est qu’une illusion statistique. Ainsi le moyen physique que nous avions trouvé pour distinguer le véritable écoulement du temps de son inverse, à savoir l’accroissement de l’entropie, n’est qu’une constatation de ce qui a le plus de chance de se produire.

Il faut en conclure qu’en général pour les physiciens, la réalité quotidienne est plus illusoire que la réalité réelle microscopique.

Nous aurons probablement d’autres occasions de revenir sur ce point.

L’illusion de la flèche du temps
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LA PHYSIQUE QUANTIQUE Comme c'est BIZARRE....

26 Juin 2017 , Rédigé par Jechaiaou Perlenrel Publié dans #Sciences

« Nous pouvons apprivoiser le monde quantique à l'aide de nos mathématiques, mais cela ne l'empêche pas d'être étrange,

plus étrange même que tout ce que peut  nous proposer notre imagination. »

L'Univers Quantique de Heinz Pagels

VIVANT   ou   MORT  ? that is the question !

VIVANT ou MORT ? that is the question !

Le chat de Schrödinger

 

Tout le monde a plus ou moins entendu parler de l’histoire du chat de Schrödinger, c’est l’un des concepts scientifiques les plus souvent rencontrés dans la culture populaire mais les moins bien compris par le grand public.

De QUOI s’agit-il ?

En 1935 Erwin Schrödinger, l’un des piliers de la physique quantique, a imaginé une expérience de pensée :

La substance radioactive a une chance sur deux de se désintégrer en une heure, donc une chance sur deux d'enclencher le mécanisme qui brise la fiole de produit toxique et tue le chat !

La substance radioactive a une chance sur deux de se désintégrer en une heure, donc une chance sur deux d'enclencher le mécanisme qui brise la fiole de produit toxique et tue le chat !

Un chat est placé dans une boîte fermée aux côtés d’un petit échantillon de substance radioactive, choisie de telle sorte qu’il y a une chance sur deux que l’un de ses atomes se désintègre en l’espace d’une heure.

 Si c’est le cas, la désintégration est détectée par un compteur Geiger, ce qui active un petit marteau qui vient briser une fiole contenant un produit toxique et fait passer le chat de vie à trépas.

 De l’extérieur, on ne peut pas savoir ce qui se passe dans la boite.

En clair : au bout d’une heure, il y a une chance sur deux pour que rien ne se soit passé et que le chat soit encore en vie, et une chance sur deux pour qu’un atome se soit désintégré et que le chat ait été tué. Bon ! rien de spécial ! situation courante de notre vie quotidienne !

 Schrödinger était-il dingue ou génial  pour inventer pareille expérience ?

 

En fait Il a proposé cette expérience pour une bonne raison : il voulait confronter les gens aux paradoxes de la physique quantique.

La théorie de la superposition quantique.

He oui ! Cette théorie nous explique que dans le monde quantique (c’est-à-dire à l’échelle de l’atome),  une particule – prenons un électron – peut être à plusieurs endroits en même temps….  Comment  cela ?

Les Physiciens décrivent la nature en équations mathématiques !

 En physique classique, on dispose d’équations mathématiques pour décrire le monde qui nous entoure. (On connaît par exemple la fameuse équation de Newton “F = ma”, pour décrire les mouvements).

 En physique quantique aussi, il existe un tas d’équations pour décrire ce qui se passe à l’échelle de l’atome. Et l’équation pour connaître la position d’un électron à un instant donné fait rentrer en jeu des probabilités.

 Autrement dit, un électron a “x% de chance d’être ici, y% d’être là, z% d’être ici ou là”. Mathématiquement, cela se traduit littéralement par : “l’électron est aux trois endroits en même temps“.

Voilà ce que c’est que la superposition quantique.

MIAOU… Et notre chat alors ?

Dans notre exemple,  notre particule radioactive  a une chance sur deux de se désintégrer. Selon l’interprétation quantique, cela signifie que, tant qu’on n’a pas essayé de déterminer si elle s’est désintégrée ou non, elle est décrite par une fonction mathématique qui est un mélange 50/50 de la fonction qui décrit la particule non désintégrée et de la fonction qui décrit la particule désintégrée :

État de la particule quantique = 50% Particule non désintégrée + 50% Particule désintégrée

La curieuse boîte imaginée par Schrödinger n’a qu’un but : lier ce comportement quantique d’un objet minuscule, une particule qui se désintègre, à un objet macroscopique qui nous est plus familier : un chat.  Jusqu’à ce que la boîte soit ouverte, le malheureux animal semble en effet devoir être décrit selon les lois de la mécanique quantique par une fonction de cette forme :

État du chat = 50% Mort + 50% Vivant

Schrödinger s’imagine donc à côté de cette boite totalement fermée et se dit :

« Je n’ai aucun moyen de savoir si le mécanisme s’est déclenché. Si mon chat était un objet quantique, je dirais qu’il est à la fois mort et vivant car selon la théorie de la superposition quantique, c’est tout à fait possible. »

La seule manière pour lui de savoir si son chat est mort ou vivant, c’est d’ouvrir la boite et de constater. Lorsque Schrödinger ouvrira la boite, on parlera de décohérence quantique. (En physique Quantique cela s’appelle faire une mesure, et la mesure perturbe complètement l’état quantique. )  La situation ambiguë (“mort ou vivant ?”) se résout instantanément car une fois la boite ouverte, le minou n’est plus “ou mort ou vivant”, il est clairement soit l’un, soit l’autre.

Schrödinger fait exprès de nous tromper quand il dit que son chat est “ à la fois mort et vivant ” car il s’est amusé à décrire le monde qui l’entourait avec une théorie propre à la physique quantique (la théorie de la superposition quantique). Or, les théories quantiques ne peuvent pas être utilisées pour décrire le monde à notre échelle. Elles ne fonctionnent qu’à l’échelle de l’atome.

Pour l’anecdote, notez que Schrödinger vivait avec deux femmes en même temps, ce qui n’est peut-être pas pour rien dans son intérêt pour les questions de ce genre.

 

Femme de Schrödinger = 50% Anny +50% Hilde

Femme de Schrödinger = 50% Anny +50% Hilde

EN CONCLUSION

 

À l’échelle de l’atome, les choses se déroulent de manière aléatoire. Un électron est un objet quantique. Un chat n’est pas un objet quantique car il ne dispose d’aucune propriété quantique. En d’autres termes : il ne suit pas le principe de superposition quantique.

Aujourd’hui, il y a des gourous, des prédicateurs, des charlatans de développement personnel qui adorent la physique quantique et qui lui font dire des trucs absurdes du genre “il n’existe pas une réalité mais une superposition de réalités, blablabla”. C’est pourquoi un minimum de connaissances scientifiques doit nous préserver de ce type de lavage de cerveaux.

il existe peut-être des univers parallèles !

 

Maintenant si comme Schrödinger et comme Einstein, vous avez du mal à adhérer à cette interprétation courante de la physique quantique qu’on appelle l’interprétation de Copenhague, et qu’il vous déplait de penser au nom d’une certaine idée de l’unité du monde, qu’un objet quantique et un objet macroscopique ne peuvent pas être interprétés de la même façon , sachez qu’il existe au moins une théorie alternative : la theorie des univers paralleles ou theorie d’Everett dans laquelle :

L’état de superposition admet une interprétation physique réelle et concrète. Les états superposés (chat mort et chat vivant) existeraient dans une infinité d’univers parallèles. 

Par exemple : si le chat de Schrödinger était un objet quantique, alors il serait mort dans un univers et vivant dans un autre univers parallèle. Lorsque Schrödinger ouvrirait la boite pour voir comment va son chat, il serait instantanément transporté dans l’un des deux univers créés, en fonction de l’état du chat.

Why not ?

 

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Voulez vous apprendre a faire CHANTER LES VERRES et un peu de physique qui va avec....

18 Juin 2017 Publié dans #Sciences

LE VERRE QUI CHANTE

LE VERRE QUI CHANTE

 

 

FAIRE CHANTER LES VERRES 

 

Le comment faire

  • vous aurez besoin d'un verre, pas forcément en cristal, mais au moins du genre "verre à pied" avec des bords peu épais que vous aurez rempli à moitié de tout liquide passablement aqueux, alcoolisé ou non.
  • Si vous êtes droitier, maintenez fermement le pied du verre de la main gauche, humectez votre index droit en le trempant dans le liquide puis faites glisser l'extrémité de l'index tout autour du " bord rond".
  • Vous n'entendez rien ? C'est normal !
    Un minimum d'entraînement s'impose...
  • La pression initiale du doigt doit être assez forte (d'où l'intérêt de maintenir fermement le pied).
  • Ensuite, le mouvement de l'index ne doit être ni trop lent, ni trop rapide. Le tour du verre dure entre 1 et 2 secondes.
  • Enfin, n'oubliez pas de ré humidifier votre index fréquemment.


En jouant sur ces différent paramètres: humidification, pression et vitesse de rotation, vous finirez fatalement par y arriver.

Un joli son cristallin s'échappe alors mystérieusement du verre, et votre jouissance n'aura alors d'égale que l'agacement de votre entourage... un régal...

 

Le pourquoi du comment


Quelques connaissances préliminaires en physique s'imposent:

1) Le son est une vibration de l’air qui se propage sous forme d’onde, caractérisée par

son intensité -plus ou moins fort-

et sa fréquence -plus ou moins aigu ou grave.

2) Tout objet : Un triangle de musicien, une peau ou une corde tendue autant que notre verre à pied,  lorsqu'on tape dessus, vibre à une fréquence bien déterminée que l'on appelle "fréquence propre fo" de l’objet. ding!

 Cette fréquence ne dépend que des caractéristiques intrinsèques de l'objet: la nature du matériau, la tension pour la corde ou la peau, le niveau de liquide pour le verre.
Que l'on tape fort ou pas, la fréquence du son entendu ne change pas, seule son intensité va changer.

3) Si au lieu de taper sur l'objet, on le fait vibrer à la fréquence f-avec un vibreur (notre doigt qui frotte le bord rond du verre est par exemple un vibreur)- hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

la fréquence entendue est la même que celle du vibreur. On parle ici d'oscillations forcées car on force l'objet à vibrer à une fréquence qui n'est plus sa fréquence propre.

4) Supposons maintenant que l'on puisse régler la fréquence f du vibreur .  On constate que la fréquence des oscillations forcées varie, bien sûr,

mais voilà le miracle…
Si, par hasard , la fréquence f du vibreur prend la même valeur que fo, alors, ô surprise, l'intensité  et donc la force du son, est soudain multipliée par un facteur 10 ou 20 :  hiiiiiiiiiiiiiiiiii
Ce phénomène étonnant dont les applications dans la vie sont très nombreuses s'appelle la résonance, et c'est précisément ce qui se passe dans le cas de notre verre-chanteur:

La fréquence propre fo du verre est celle qu'on entend lorsqu'on le fait tinter d'une chiquenaude. ding!
Le doigt qui tourne fait vibrer le verre.hiiiiiiiiiii
En ajustant la pression du doigt, sa vitesse de rotation et son humidification, on fait sans s'en rendre compte varier la fréquence f du vibreur. Lorsqu'à force d'ajuster, le verre se met soudain à chanter, c'est qu'alors on a trouvé f=fo (la fréquence du son émis est en effet la même que celle obtenue avec la chiquenaude).  hiiiiiiiiiiiiiiii = ding !

La vibration du verre qui pour toutes les autres valeurs de f était inaudible car trop faible, passe soudain par un pic d'intensité. L'intensité est d'ailleurs si forte qu'elle provoque même des vagues circulaires à la surface du liquide.

En remplissant plusieurs verres avec des hauteurs différentes de liquide, vous pourrez faire chanter à vos verres des notes différentes ....

Si l'aventure vous tente, plutôt que de faire vibrer le verre avec votre doigt, vous pourrez essayer de le mettre en résonance en poussant un cri de fréquence fo. Dans certains cas, le pic d'intensité est tellement prononcé que le verre se brise… Il paraît que La Castafiore y parvient... Bon courage !

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les maths ça vous dit encore quelque chose ?

14 Juin 2017 Publié dans #Sciences, #Enigmes

C'est VRAI ou c"est FAUX ?

 

eip+1 = 0

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L'AMOUR et la SCIENCE

13 Juin 2017 Publié dans #Sciences

 l'amour avec un grand A, existe-t-il vraiment ? Comment tombe-t-on amoureux ?

 les scientifiques tentent de répondre en gardant la tête froide.

L'AMOUR un COCKTAIL CHIMIQUE ?

 

Les scientifiques se sont mêlés de ce sujet et ont tenté de comprendre ce qu'est véritablement l'amour et ce qui nous différencie ainsi des autres animaux.

le cerveau agit face aux stimuli sensoriels perçus.
Le cerveau agit face aux stimuli sensoriels perçus. © Le cerveau à tous les niveaux

Un cerveau très émotif

Les neurobiologistes ont réussi à cerner les régions cérébrales qui s'activent pendant le processus amoureux. Les scientifiques parlent du cerveau "émotionnel" qui se situe essentiellement dans le système limbique. Il comprend différentes régions du cortex cérébral, des régions sous corticales comme l'amygdale, mais aussi l'hippocampe, la région ventrale du striatum, etc.

Bref, ces différentes zones cérébrales libèrent différentes molécules qui vont jouer un rôle très important dans le processus amoureux, à savoir le désir, le plaisir/souffrance et l'attachement. C'est ce dernier paramètre qui nous distingue des autres Vertébrés.

Au commencement : la passion...

La toute première sensation à se manifester est le désir soit de manière immédiate et explosive, le coup de foudre, soit au fur et à mesure, de manière progressive. A qui doit-on cette décharge d'excitation, de joie ? A l'adrénaline et à la dopamine bien sûr. Elles augmentent le rythme cardiaque, la vasodilatation des vaisseaux, d'où les rougissements embarrassants, ainsi que la sudation. Son action est renforcée par la phenyléthylamine, une amphétamine naturelle, qui accentue l'euphorie et l'excitation. Certains la qualifient d'hormone de la passion. 

... Ensuite vient l'attachement

Comme beaucoup de gens en ont fait l'expérience, la passion ne dure pas. Elle est fugace. La faute à notre cerveau ; les récepteurs spécifiques à la phenyléthylamine se saturent et perdent toute action. L'hypophyse, une glande du cerveau prend le relai et secrète deux autres neurotransmetteurs-hormonaux : la vasopressine et l'ocytocine. En plus de la dopamine, hormone du bonheur, ces deux molécules provoquent l'attachement.

L'ocytocine est l'hormone du premier attachement qui lie l'enfant à sa mère. Elle se déclenche à nouveau lors du premier rapport sexuel. Les neurobiologistes ont clairement établi le lien entre sa sécrétion et ses répercussions physiologiques et surtout émotionnelles.

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